Indice de la Démocratie 2011 : Le Maroc recule de 3 places

La Tunisie avec sa révolution fait un bond incroyable et sort de la catégorie « régimes autoritaires ». Le Maroc avec sa « réforme » y est toujours (et va jusqu’à perdre des points).  Il se positionne ainsi à la 10ème place dans la région MENA, derrière la Tunisie (3ème), la Palestine (4ème), la Mauritanie (5ème), l’Egypte (8ème) et la Jordanie (9ème). Un classement qui ne laisse guère de doute sur l’enracinement de l’autoritarisme dans le couple Maroc-Algérie.

La nouvelle physionomie des réseaux sociaux dans la région MENA

1/ Depuis le début du « printemps arabe » l’Egypte a réalisé la plus grande progression en nombre d’utilisateurs Facebook dans le monde arabe.

2/ Ce sont les Emirats arabes unis qui détiennent le record de la région, avec plus de 50 % de la population connectée sur Facebook

3/ L’Égypte représente le quart des utilisateurs Facebook du monde arabe. Suivie par l’Arabie Saoudite (15%) et le Maroc (12%).

4/ Les Libanaises décrochent la plus forte proportion de femmes parmi les utilisateurs de Facebook à travers la région à 45%

5/ 95% des utilisateurs Facebook en Tunisie affichent leur interface de préférence en Français, 91% de Libanais l’affichent en anglais et 75% des Yéménites l’affichent en arabe.

6/ Avec un taux de pénétration égal à 0,05% un volume de 252 000 tweets produits, le Maroc se place en bas du palmarès des plus gros pays twitter du monde arabe.

Sahara occidental : les dessous du démantèlement du réseau d’AQMI

Un vaste et spectaculaire coup de filet des services de sécurité marocains a permis de démanteler hier une cellule terroriste active à 20 kilomètres d’Amghala, une oasis du Sahara occidental.

Si la prise effectuée par les Marocains n’étonne pas dans les circonstances actuelles, l’ampleur du réseau terroriste composé de 27 personnes ainsi que la quantité des armes découvertes dans trois caches témoignent des capacités renouvelées d’AQMI ainsi que de la volonté de la franchise locale d’Al Qaïda de déstabiliser la région. Pourtant, il y a quelques semaines, deux opérations menées par les armées maliennes et mauritaniennes avaient porté un coup sévère aux structures d’AQMI au Sahel. En effet, plusieurs combattants et trafiquants ont été tués ou appréhendés à la frontière entre le Mali et la Mauritanie. Certains d’entre eux-dont les têtes du réseau- étaient des sahraouis issus du front indépendantiste du Polisario et ayant fait allégeance à Al Qaïda. Le Maroc qui en différentes occasions avait alerté la communauté internationale sur la dérive terroriste de certains éléments du Polisario et qui a été accusé notamment par l’Algérie de « surenchère médiatique » vient de découvrir, à ses dépens, que le Sahara occidental n’est plus à l’abri des activités d’AQMI. D’après des sources bien informées à Rabat, les péripéties du camp de Gdem Izik près de Laâyoune ont conforté les autorités chérifiennes dans leur certitude de l’imminence d’un grand coup qui serait fomenté par AQMI. Le Sahara occidental demeure une option séduisante pour les terroristes, notamment parce que très peu peuplé et surtout sillonné par des commerçants en tous genres. Les services de renseignements chérifiens, d’après les mêmes sources, ont réussi à infiltrer plusieurs groupuscules de trafiquants qui s’activent entre le Mauritanie, la région de Tindouf et le Sahara occidental. Ceci leur a permis de porter un coup sévère à ce réseau qui venait de s’installer à Amghala, bourgade située à 220 kilomètres de Laâyoune, la plus grande ville du Sahara.

le redéploiement d’AQMI conforte les thèses américaines sur l’impossibilité pour la région d’avoir des « failed states » (états très faibles, à l’image de la Guinée Bissau), ainsi que le besoin de lutter plus efficacement contre les sources de financement d’AQMI.

Maghreb Intelligence