Comparaison de la participation électorale au Maroc, en Tunisie et en Espagne

Résultats des Législatives marocaines (2011)

Évolution du processus électoral depuis 2002

Comparaison de la participation électorale au Maroc, en Tunisie et en Espagne

Résultats provisoires à 18h

TUNISIE

ESPAGNE

Maroc: Quel serait le gouvernement idéal pour vous?

Source: www.actuel.ma

C’est un gouvernement totalement subjectif, un gouvernement qui n’existera jamais. Dommage car nos choix ont été dictés uniquement par la compétence. Mais après d’intenses tractations et d’interminables négociations nocturnes, la rédaction est parvenue à un accord « historique ». Ce gouvernement, qui va du 20-Février lucide au Makhzen éclairé, nous avons tenu (difficilement) à le rajeunir et à le féminiser. Un détail qui a son importance : il n’y a plus de ministère de la Communication pour gérer l’information. Un porte-parole suffit. Dans un pays démocratique, les journalistes sont assez grands pour se gérer eux-mêmes.

Ministre de l’Enseignement : Najib Akesbi

Cet économiste et militant du PSU a le profil de l’intellectuel engagé qui saura sortir l’enseignement du plan d’urgence, pour aboutir à un véritable système éducatif moderne et accessible à tous. Bon courage.

Ministre de la Jeunesse et des Sports : Mbarka Bouaida

La plus jeune députée de la législature a prouvé sa compétence et son ouverture d’esprit. Il n’y a pas beaucoup de rnistes qui savent parler aux jeunes, y compris du 20-Février. Son expérience à la direction de Radio Mars en fait aussi une observatrice avertie du sport marocain.

Ministre de l’Environnement : Mehdi Lahlou

Le président de l’Association « pour un contrat mondial de l’eau », et militant écologiste, a beaucoup travaillé sur la problématique de l’accès à l’eau et de la gestion déléguée. Partisan d’une étatisation des services d’eau, d’assainissement et d’électricité, il pourra renégocier avec les multinationales fortement décriées par la rue.

Ministre des Finances : Fouzia Zaâboul

L’actuelle directrice du Trésor connaît tous les rouages du ministère des Finances, elle gère parfaitement la dette… Appréciable par les temps qui courent et ceux qui s’annoncent.

Ministre de la Santé : Saâdeddine Othmani

Intègre dans un secteur où la corruption est reine, formé par Harrouchi, le psychiatre du PJD Saâdeddine Othmani est au fait des problématiques de santé. Et il a même lancé le débat sur l’avortement au sein de sa formation islamiste.

Ministre de la Culture : Gad Elmaleh

Ce n’est pas un gag. Notre Gad national n’est pas seulement un humoriste, c’est un humaniste cultivé qui saura, mieux que tous ses prédécesseurs, vendre la culture à ces Marocains qu’il devine si bien. Grâce à son ouverture à l’international, et à son carnet d’adresses, il saura aussi promouvoir le Maroc comme destination culturelle, à l’instar de ce que fit Melina Mercouri en Grèce ou Gilberto Gil au Brésil. Et il mettra de l’ambiance au Conseil du gouvernement !

Ministre de l’Industrie et des Nouvelles Technologies : Omar Balafrej

« Le grand frère » du 20-Février est aussi le patron du Technopark. Ce centralien a le courage de ses opinions et les capacités pour diriger un ministère d’avenir.

Ministre des Transports, de l’Equipement et du Logement : Khalid Hariri

Parlementaire toujours assidu durant deux mandats, membre actif de la commission des finances, il saura apporter une nouvelle vision à ce ministère stratégique. Celui qui fut un opposant au TGV sait faire valoir ce qu’il croit juste et saura ne pas délaisser les coins les plus reculés du Royaume. Il se fera un devoir de gérer au mieux les crédits de son ministère. Il ferait aussi un bon ministre de l’Enseignement, de la Santé ou de l’Economie.

Ministre de l’Agriculture : Fatiha Layadi

La députée PAM des terres arides des Rhamna est au fait des problématiques agricoles et de la gestion de l’eau. Son sérieux au Parlement, son sens du contact avec le monde paysan, son aisance à l’international, en font une femme qui saura gérer un ministère sensible, confronté aux changements climatiques, et dont le potentiel à l’export est considérable.

Ministre du Tourisme, du Commerce et de l’Artisanat : Latifa Akharbach

Professeur de communication, ancienne directrice de l’Institut supérieur de journalisme (ISIC) et de la radio nationale, l’actuelle secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères a fait ses preuves. C’est une bosseuse qui sait convaincre les partenaires étrangers.

Ministre de la Justice : Jaâfar Hassoune

Le juge incorruptible, qui a lui-même fait les frais de son indépendance, saura conduire le chantier titanesque de la réforme impossible de la justice.

Ministre de la Régionalisation et de l’Amazighité : Ahmed Assid

Cet intellectuel, membre de l’Ircam pourra aider à l’élaboration d’une loi organique traduisant pleinement l’officialisation de la langue amazighe. Quant à la régionalisation, c’est une personnalité neutre (pour le Sahara) qui saura fédérer les Rifains.

Ministre de l’Emploi : Abdelilah Jennane

Ce fin connaisseur des entreprises marocaines et des RH est un profil intéressant pour moderniser un ministère sensible.

Ministre des Affaires sociales et de la Réforme de la retraite : Saïd Ahmidouch

Le DG de la CNSS a une longue expérience de l’assurance. Et il a le courage de mener à bien des réformes, même difficiles.

Ministre des Affaires étrangères : Hassan Abouyoub

Diplomate dans tous les sens du terme, ex-ambassadeur à Rome, ex-ministre, c’est l’un des rares hommes d’expérience qui ne traîne pas trop de casseroles…

Ministre de l’Intérieur : Ahmed Midaoui

L’actuel président de la Cour des comptes a prouvé à la tête de cette institution qu’il était bien l’homme intègre et compétent que nous avons toujours connu. Ministre de l’Intérieur dans le gouvernement Youssoufi, il a laissé une bonne impression.

Ministre des Affaires religieuses : Abdellatif Menouni

D’une droiture exemplaire, ce juriste est un homme mesuré qui connaît bien les arcanes du champ religieux marocain. Sans être d’aucune chapelle.

Ministre de l’Energie : Ali Fassi Fihri

C’est notre quota Fassi, et c’est un pro du secteur !

Porte-parole du gouvernement : Neïla Tazi

La fondatrice du festival d’Essaouira est aussi une grande prêtresse de la com. Elle dépoussièrera la propag… heu… communication gouvernementale.

Clip de campagne d’Obama 2012

Après 2008, voici le premier clip de la campagne Obama. Je n’ai pas besoin de vous dire qu’il prend aux tripes.
Pourquoi ce clip fonctionne-t-il ? Pourquoi est-il brillant ? Parce qu’en reprenant le discours d’investiture de novembre 2008, il mobilise l’émotion du spectateur. Celle des électeurs d’Obama, qui ont vécu ce jour comme un jour historique. Parce qu’il passe plus de temps au départ sur les visages des électeurs présents le jour de l’investiture – et émus – que sur celui d’Obama. Obama, qui est connu et dont la voix suffit à assurer la présence. Parce qu’il rappelle, tout en déroulant le discours d’investiture, le bilan du premier mandat, et se termine par un appel à continuer le travail accompli. En fond, à la fin, on entend comme un rappel le slogan « Yes We Can », qui boucle la boucle.

Jouer sur l’émotion autant que sur le fond, sur l’empathie autant que sur les arguments. Faire court. Mais impactant. Des leçons à méditer pour les politiques français, de droite comme de gauche.